Psychopathologie de la paranoïa PDF

Ce psychopathologie de la paranoïa PDF de délire se distingue par son caractère intériorisé, vécu sur un mode passif et dépressif. Dans les cas sévères, il peut se compliquer d’un risque suicidaire, mais l’évolution est le plus souvent favorable et de bon pronostic.


La paranoïa, psychose fondée sur un délire interprétatif de persécution, échappe bien souvent au diagnostic. « Folie raisonnante » tout autant que fascinante, elle agence un monde illusoire et exerce une emprise contagieuse.
Véritable tyran, le paranoïaque est persécuté par l’angoisse d’être persécuté dans un monde qui lui semble hostile et étranger. Pour s’en protéger, il harcèle, jusqu’à détruire psychiquement celui qui lui résiste.
Cet ouvrage, issu de recherches depuis plus de vingt ans, propose un double regard psychologique et philosophique, décrypte avec précision toute la clinique de la paranoïa et donne des repères efficaces pour le diagnostic. Ariane Bilheran y analyse les alliances entre la perversion et la paranoïa, ainsi que l’infiltration paranoïaque de notre société.
Des thèmes essentiels sont approfondis : le paranoïaque et sa famille, son rapport au temps et à l’espace, ses problématiques d’héritage, de voisinage, mais aussi sa manipulation du langage, sa passion de la justice et de la polémique, la haine, la transgression, etc. La dangerosité de la paranoïa, avec ses passages à l’acte, est étudiée, ainsi que les modes de contagion du délire, dans le rapport totalitaire de la paranoïa au social, aux institutions et au politique.
Ce livre propose des stratégies pour faire face à un paranoïaque, mais également des moyens de s’en protéger ou de s’en défaire.

On ne retrouve pas l’hypertrophie du moi ni la quérulence présentes chez les autres personnalités paranoïaques même si, en réalité, la haute estime de soi-même y participe. Ces personnes se reconnaissent faibles, timides, vulnérables, hésitantes tout en ayant la certitude de leur valeur intellectuelle et morale. Elles se caractérisent aussi par une asthénie, une grande fatigabilité. Repliés sur eux-mêmes, mais d’abord facile et bienveillant, ils sont dévoués aux autres et souvent philanthropes.

Ils ressentent toute sympathie à leur égard comme un lien absolu, et la moindre critique comme une trahison. Il s’agit d’un délire de relation, chronique et systématisé, non dissociatif c’est-à-dire qu’il n’appartient pas au groupe des schizophrénies. Ce délire ne s’observe que chez les sujets présentant une personnalité de type sensitif. Il s’installe progressivement chez l’adulte, généralement en milieu de vie. Il est d’abord intériorisé et secret, mais élaboré consciemment par un sujet lucide qui le vit douloureusement.

L’évènement déclenchant est un échec moral, lié à un conflit réel, professionnel ou sentimental. Les propos, mimiques, gestes de l’entourage sont interprétés comme des signes évidents de mépris et d’hostilité. Le délire éclot et s’extériorise d’une façon brusque. Il est vécu douloureusement et de manière solitaire. Les traits de caractères du sensitif s’expriment en paroxysme délirant : la timidité devient certitude d’une impuissance totale, le doute en conviction catastrophique, la susceptibilité en châtiment auto-punitif. Il se complique généralement d’épisodes dépressifs parfois sévères. Contrairement à ce qui se passe dans les autres types de paranoïa il n’y a pas de réaction d’agressivité envers l’entourage, peu de réaction bruyante, ni de dangerosité tournée vers autrui.

Le sujet réagit par la passivité, l’isolement et enfin la fuite. L’évolution dépressive est faite de période de soumission triste avec des périodes d’affolement, où le risque suicidaire est certain. Selon le DSM-5, le diagnostic de trouble délirant repose sur la présence d’une ou plusieurs idées délirantes pendant une durée de un mois ou plus, et qui ne répond pas aux critères de la schizophrénie. La thérapeutique du délire de relation des sensitifs est basée sur les mêmes principes que celle des délires chroniques de la paranoïa.

La prise en charge repose sur la pharmacologie et la psychothérapie. L’hospitalisation de courte durée est parfois nécessaire, pour un premier bilan, ou en cas de délire exacerbé avec trouble grave du comportement. Dans le cas du délire des sensitifs, en phase de dépression sévère, le traitement est basé sur les antidépresseurs, sous le contrôle spécialisé d’un psychiatre. Le traitement écourte l’évolution souvent spontanément favorable. Ernst Kretschmer, Der Sensitive Beziehungswahn: Ein Beitrag zur Paranoiafrage und zur Psychiatrischen Charakterlehre, Springer, Berlin, 1918, 1116 p. Marion Garnier,  Troubles délirants persistants , La Revue du Praticien, vol.

Thierry Bougerol,  La personnalité paranoïaque , La Revue du Praticien, vol. Thibaut,  Les délires chroniques non schizophréniques . Der sensitive Beziehungswahn , in Wolfgang P. Rasmussen,  Sensitive delusion of reference, ‘sensitiver Beziehungswahn’. A current case example , in Nervenarzt, Jul. Der sensitive Beziehungswahn , in Psychiatrie, Springer-Verlag, 2013, p. Rechercher les pages comportant ce texte.

La dernière modification de cette page a été faite le 13 janvier 2019 à 03:23. Cet article est une ébauche concernant la médecine et la psychologie. Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion. Compétences requises Excellentes compétences en analyse – Grande perception – Maturité – Bonnes compétences en communication – Empathie – Compassion.

10 – Universitaire – Sur concours. Un psychiatre est un médecin spécialisé en santé mentale, exerçant la psychiatrie. Il diagnostique, traite et tente de prévenir la souffrance psychique et les maladies mentales. Le psychiatre, après une formation médicale polyvalente, effectue une spécialisation en psychiatrie générale. Comme tout médecin, il doit prendre en charge le patient dans sa globalité et tenir compte de son état de santé général. Dans certains pays, par décret, il est psychothérapeute, technique qu’il peut pratiquer à titre complémentaire ou exclusif.

C’est un spécialiste en psychopathologie et en psychopharmacologie. C’est un médecin : comme les autres médecins, il doit passer un concours après la première année des études de santé. 6e année, il choisit la spécialité  Psychiatrie , et son lieu de formation pour l’internat des hôpitaux. L’internat est la période de formation spécialisée et de la prise de fonction en tant qu’interne des hôpitaux.

Docteur en Médecine  après validation de la formation. Au Québec, tous les médecins doivent obtenir un doctorat de 1er cycle en médecine, nécessitant de 4 à 6 ans d’étude, pour obtenir le droit de pratique avant d’effectuer obligatoirement des études postdoctorales, d’une durée de 2 ans pour les omnipraticiens, et de 4 à 8 ans pour les autres spécialités. La formation interne à chaque université varie selon les facultés. Ces deux facultés de médecine jouissent d’ailleurs d’une grande réputation internationale.