Renforcement en lecture, moyen d’atténuation des difficultés scolaires PDF

OPP, l’Renforcement en lecture, moyen d’atténuation des difficultés scolaires PDF de Placement Provisoire, qui peut être la hantise du juge des enfants ou du substitut des mineurs quand on lui demande de la prendre un vendredi soir à 18 heures. Un récent article de Libération évoque une OPP prise par le parquet de Nanterre. Je n’entrerai pas dans le détail de cette situation, que je ne connais pas, et au sujet de laquelle l’article donne essentiellement le point de vue des parents. Mais c’est l’occasion de rappeler le fonctionnement de cette procédure, humainement jamais facile à mettre en oeuvre, qui entraîne le placement en quelques heures d’un mineur.


Dans le cadre d’une formation d’éducateur spécialisé, Charlotte Kouassi Amoin a effectué un stage d’une durée de 6 mois au Centre d’Éducation Spécialisée (CES) de Port-Bouët. Grâce aux observations générales et spécifiques menées, l’auteur et son équipe ont identifié un certain nombre de problèmes dont la sélection a permis de dégager le besoin de renforcement en lecture comme besoin prioritaire. C’est donc pour atténuer les difficultés scolaires chez les enfants de CE2 B du groupe scolaire Sogefiha 2 que ce projet éducatif a été élaboré sous le : »Renforcement en lecture, moyen d’atténuation des difficultés scolaires ». Pour atteindre l’objectif, Charlotte Kouassi Amoin a émis des hypothèses qui ont été soumises à vérification. Au cours de la phase expérimentale, trois activités ont été mis en œuvre et correspondent chacune à une hypothèse opérationnelle. Les activités menées ont pu être évaluées grâce aux grilles d’observation. Au vue des résultats obtenus, Charlotte Kouassi Amoin et son équipe ont constaté une nette atténuation des difficultés scolaires chez chaque apprenant et par ricochet, une amélioration de son rendement scolaire.

D’abord le principe : le juge des enfants ne prend aucune décision sans audience préalable, avec convocation de la famille. La décision prise par le juge des enfants à l’issue de cette audience est alors en principe un jugement. Si cette procédure permet d’agir relativement vite, il est cependant des cas où une intervention immédiate peut être nécessaire. Les situations où une Ordonnance de Placement Provisoire peut être nécessaire supposent donc quelque chose de plus que l’existence d’un danger. Une mesure d’action éducative en milieu ouvert ou une mesure d’investigation est déjà en cours et des éléments apparaissent brusquement, qui rendent indispensables un placement le jour même. Les dispositions de l’alinéa 1er de l’article 375-5 du Code Civil permettent alors au juge des enfants d’intervenir en urgence et de confier provisoirement, par ordonnance, le mineur à une structure habilitée. Il doit dans sa décision caractériser, outre les motifs qui rendent le placement nécessaire, l’urgence qui empêche de respecter la procédure habituelle de convocation préalable.

L’alinéa 2 de l’article 1184 du CPC dispose alors que : Lorsque le placement a été ordonné en urgence par le juge sans audition des parties, le juge les convoque à une date qui ne peut être fixée au-delà d’un délai de quinze jours à compter de la décision, faute de quoi le mineur est remis, sur leur demande, à ses père, mère ou tuteur, ou à la personne ou au service à qui il était confié. A l’issue de cette audience, un jugement est rendu qui peut soit maintenir la décision de placement soit y mettre un terme. C’est le Procureur de la République qui est destinataire d’un signalement urgent, qui peut émaner de l’Aide Sociale à l’Enfance, d’un service hospitalier, de l’Education Nationale, des services de police. Les dispositions de l’article 375-5 du Code Civil permettent alors au Procureur de confier le mineur provisoirement à une structure, à charge pour lui de saisir le juge des enfants dans un délai de 8 jours par requête. C’est le cas décrit dans l’article de Libération : l’OPP a été prise par le Parquet le 26 juin, on peut raisonnablement penser que la requête a été faite le même jour, et l’audience est prévue le 10 juillet, dans le délai de 15 jours. Comment en effet éclairer la prise de décision finale si on ne dispose pas d’autres éléments que ceux que l’on avait lorsqu’on a pris la décision en urgence ? Une OPP n’est pas nécessairement suivie d’un placement à plus long terme.