Sous la plume PDF

Dès son premier numéro daté sous la plume PDF avril 1889, La Plume s’affiche avec la farouche volonté de promouvoir tous les talents artistiques sans limitation, avec comme devise :  Pour l’Art . Le premier numéro est publié avec l’aide de René Ponsard qui avance le coût de l’impression, soit 1 500 francs. Son secrétaire de rédaction est Paul Redonnel. Paul Redonnel est alors malade et loin de Paris et est remplacé par les deux secrétaires de direction d’Art et Critique.


Voici la politique comme on ne l’a jamais racontée : un univers de travail, qui emprunte autant au monde de l’entreprise qu’aux traditions de la Cour, par son organisation complexe, par les rivalités qui s’y déploient. Mais aussi par le caractère souvent obscur de la finalité qui réunit ceux qui y oeuvrent.
Derrière les fantasmes qu’il suscite, le pouvoir a des formes concrètes : des cercles de décision rarement concentriques, des lignes politiques parfois contraires, une myriade de petites mains ayant chacune leur objectif. De cette architecture complexe, Marie de Gandt a cherché à cerner les contours et les rouages.
Car il s’agit bien d’un récit d’exploration. Pendant 5 ans, Marie de Gandt a circulé en terre étrangère, parmi les politiques, et parmi les politiques de droite, elle qui venait de la gauche. Elle a été successivement plume de Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat aux Transports, Xavier Bertrand, Ministre du Travail, Hervé Morin, Ministre de la Défense, avant d’accéder à l’Elysée pour mettre en forme les mots de Nicolas Sarkozy. C’est son expérience qu’elle raconte dans ce livre.
Par sa position stratégique, la Plume peut observer de près le pouvoir et ceux qui le détiennent. Cela lui permet de répondre aux questions que nous nous posons tous. Qu’est-ce qui pousse des femmes et des hommes à sacrifier leurs vies personnelles ? Faut-il trahir ses idéaux pour parvenir à les mettre en œuvre ? La différence entre la gauche et la droite tient-elle encore ? Comment les discours deviennent-ils des actes ? Le pouvoir rend-il fou ?
Sous la plume raconte la politique en train de s’écrire, les mécanismes de décision, les luttes internes entre clans et générations, les servitudes et grandeurs de la condition politique. Marie de Gandt donne la part belle aux hommes de pouvoir et à leurs conseillers de l’ombre, livrant une galerie de portraits inédits, les Caractères de notre époque, écrits par une moraliste qui décrit sans juger, depuis Bussereau le cousin de province, en passant par le colérique Bertrand, jusqu’au Président entouré de sa cour anarchique.
Sous la plume se lit comme un roman et s’aventure en eaux profondes, questionnant le pouvoir des mots, la manière dont ils peuvent transformer le monde, et la responsabilité de ceux qui les manient.

Cette revue eut 11 numéros début 1892, après un an d’absence, preuve que cette union n’a pas bien fonctionné, mais cette reprise fut courte. 97, daté 1er mai 1893, sur l’anarchisme. Léon Deschamps crée des numéros spéciaux consacrés à des artistes ou des thèmes plus généraux. C’est dans le hall du journal que fut créé par Léon Deschamps en février 1894 le Salon des Cent qui dure jusqu’en 1900. La revue lance aussi une maison d’édition, Les éditions de La Plume, sise à la même adresse. L’artiste Louis Rhead illustre l’affiche de lancement.

En 1903, le premier prix Goncourt est attribué à l’auteur franco-américain qui contribuait à la revue, John-Antoine Nau pour son roman Force ennemie, entre fantastique et science-fiction. La revue est prétexte à organiser des rencontres entre personnalités dans des soirées littéraires et artistiques bimensuelles au Caveau du Soleil d’or. Guillaume Apollinaire, Edmond-Marie Poullain, entre autres, s’y retrouvent. Une revue littéraire bimensuelle appelée La Plume parut d’avril 1878 à 1881 dirigée par Jean de La Leude à Paris. Foreign Artists and Communities in Modern Paris, 1870-1914: Strangers in Paradise par Susan Waller et Karen L. Carter, Ashgate Publishing, 2015, page 102, en ligne.

La Plume, années 1891-1905 et 1911, en ligne dans Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF. 257 du 1er janvier 1900, hommage à Léon Deschamps, fondateur de la revue. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 8 février 2019 à 11:02.