Stratigraphie et paléogéographie, volume 2 PDF

Quaternaire et l’avant-dernière stratigraphie et paléogéographie, volume 2 PDF l’échelle des temps géologiques. Elle est précédée par le Pliocène et suivie par l’Holocène.


Le Pléistocène est marqué par les cycles glaciaires. Sa fin correspond plus ou moins à celle du Paléolithique. Lors de sa définition initiale le Pléistocène couvrait toutes les glaciations récentes connues, mais on a identifié postérieurement plusieurs autres périodes glaciaires qui se situaient alors à la fin du Pliocène. 2,6 millions d’années avant le présent. Les continents sont proches de leurs positions actuelles au début du Pléistocène. Le climat est caractérisé par des cycles de glaciation pendant lesquels des glaciers continentaux sont descendus jusqu’au 40e parallèle.

C à la limite du permafrost. Les effets des glaciations sont globaux. Dans l’hémisphère sud, l’Antarctique est couvert par les glaces durant tout le Pléistocène ainsi que pendant le Pliocène précédent. Dans l’hémisphère nord de nombreux glaciers fusionnent pour former des glaciers continentaux. L’inlandsis scandinave s’étend jusqu’en Grande-Bretagne et en Allemagne. Deux inlandsis couvrent une partie de l’Amérique du Nord. Le lac Bonneville, qui disparait par évaporation et dont il ne reste de nos jours que des vestiges, se forme il y a 32 000 ans.

On peut étudier les dépôts sédimentaires continentaux de cette période dans les grottes et le fond des lacs ainsi que dans les grandes quantités de matériaux déplacés par les glaciers. Les dépôts marins tapissent de nombreux fonds océaniques. Dans quelques zones géologiques actives comme la côte sud de la Californie, ces dépôts marins peuvent se retrouver à une altitude de plusieurs centaines de mètres. Les glaciations du Pléistocène présentent un caractère cyclique. Les cycles de Milankovitch représentent le facteur principal des changements climatiques cycliques du Pléistocène, mais ils n’expliquent pas la tendance au refroidissement global sur le long terme. Aujourd’hui, le nombre de glaciations au Pléistocène est plutôt défini par les stades isotopiques de l’oxygène.