Sur la Côte d’Azur : Récits et impressions PDF

Please forward this error sur la Côte d’Azur : Récits et impressions PDF to cloud1. Please forward this error screen to cloud1. Ses habitants sont appelés les Lantosquois.


L’écrivain espagnol Vicente Blasco Ibáñez est au faîte de sa gloire lorsqu’il écrit «Sur la Côte d’Azur», dans le décor de l’étonnante villa Fontana Rosa à Menton. En neuf récits, il relate les années folles sur la Côte d’Azur, la vie des palaces, le carnaval de Nice, Monte-Carlo et son casino… Il nous livre, entre autres, deux très émouvantes histoires empreintes de nostalgie pour la Belle Époque qui s’est achevée. Fédor Ipatieff, que l’on surnomme «le vieux de la promenade des Anglais», continue à rêver de la sublime Vera Alexandrova et de leur brillant passé, à Nice, où il a échoué, seul et désargenté. Et il est encore question d’amour, des possibles enfuis et de la vanité de la richesse, lors de la rencontre émue sur les hauteurs de Roquebrune entre le milliardaire John Baldwin, l’homme le plus riche du monde, et la duchesse de Pontecorvo, suivante de l’impératrice Eugénie, qui fut la plus belle femme de son temps.

La commune de Lantosque est située dans la partie centrale de la vallée de la Vésubie. La Vésubie est une des cinq vallées principales des Alpes-Maritimes, creusées par l’érosion de la fonte des glaciers alpins pendant plusieurs centaines de milliers d’années. Le village a été édifié au bord de la rivière sur un agglomérat de sédiments amassés contre un verrou glaciaire, dont l’instabilité chronique a provoqué des mouvements de terrains, causant des dégâts à nombre d’habitations. La commune comporte plusieurs hameaux comme Pélasque, Loda, Camari, Saint-Colomban, ainsi que des quartiers sur les hauteurs : les Clapières, la Vilette, les Tabalons, les Brucs, les Quinsons, le Seuil, le Terron, Saint-Georges, Campaouri, la Serisière entre autres. Le quartier de Saint-Georges a historiquement été considéré comme une partie de Pélasque et comme une limite avec Lantosque, mais cela tend à disparaître avec l’installation massive de nouveaux habitants. La légende attribue la fondation de Lantosque à un guerrier étrusque, ou plutôt osque.

Il s’y serait installé malgré la résistance des peuplades ligures qui l’habitaient. Plus sérieusement et selon les auteurs, Lantosque viendrait de  Lan , racine celtique signifiant : endroit consacré au village à laquelle s’ajoute le suffixe ligure  usca  que l’on trouve ailleurs en ascu, oscq, ascq. Ou bien il s’agirait d’une racine d’origine ligure  Osc  ou  Asc  indiquant une hauteur. Cette cité se serait dressée au-dessous d’un petit lac où le torrent du  Riol  prenait sa source.

La bourgade osque primitive fut détruite et ses habitants s’installèrent sur un rocher de la rive droite. Lantosque était au Moyen Âge, le village le plus important de la vallée et la capitale de la Vésubie, qui portait alors son nom. En 1848, la commune en avait 2 573. Quatre hameaux : Saint-Colomban, Loda, Camari et Pélasque, groupent avec le bourg la population lantosquoise. Provence s’établit sur la vallée, et le château de Loda est détruit par Romée de Villeneuve. Charlemagne donne le fief à l’abbaye de Saint-Pons. La plus importante fut celle des pénitents noirs dont le siège était la chapelle actuellement en face de la mairie, mais les pénitents blancs  archicon fraternita didisciplinanti del presenze luogo di lantusca  seront très agissants.

Lantosque s’administre en vraie république, son autonomie a été concédée par les comtes de Provence. Les notabilités de la commune forment le conseil mineur qui désigne les hommes de troupe demandés par les ducs de Savoie en cas de besoin et les députés chargés de s’entretenir avec les fonctionnaires sardes. En 1271, la seigneurie est inféodée aux Tournefort qui relèvent le château. 1699, date de son rachat par Jean Ribotti.