Tournages : Paris-Berlin-Hollywood 1910-1939 PDF

Les films ainsi présentés sont désignés indifféremment comme des films sonores ou tournages : Paris-Berlin-Hollywood 1910-1939 PDF parlants. Un phonographe à cylindre de cire d’Edison, équipé d’un pavillon amplificateur. Le cinéma, représenté par ses premiers films, est né en 1891, à West Orange dans le New Jersey, près de New York.


Avec plus de 200 photographies originales et rarissimes, prises entre 1910 et 1939 à la naissance des studios à Paris, Berlin et Hollywood, Tournages nous plonge dans l’atmosphère fascinante et oubliée de l’époque du muet et des premiers pas du parlant, à la rencontre des grands maîtres du cinéma : David W. Griffith, Cecil B. DeMille, Friedrich W. Murnau, Fritz Lang, Erich von Stroheim, Ernst Lubitsch, Abel Gance, René Clair, Jean Renoir… Sur les plateaux de films légendaires tels Intolérance, Napoléon, Metropolis, Ben Hur, L’Aurore ou L’Ange bleu, l’occasion de retrouver les plus grands acteurs que furent Marlene Dietrich, Greta Garbo, Clark Gable, Ingrid Bergman, John Wayne, Cary Grant, Katharine Hepburn, Michel Simon, Maurice Chevalier… l’occasion aussi de redécouvrir à leur origine le métier d’opérateur, les conditions de tournage, les techniques de décors, ou encore les relations entre cinéastes, acteurs et techniciens sur le plateau. Ces vintages uniques proviennent de la collection de la Cinémathèque française et d’une collection privée : le fonds Isabelle Champion.

C’est l’inventeur et industriel Thomas Edison qui en est le maître d’œuvre. Il charge son ingénieur électricien William Kennedy Laurie Dickson, de travailler sur son projet, imaginant de coupler sur le même axe de rotation, un cylindre d’enregistrement phonographique et un cylindre directement enduit de bromure d’argent, le tout enfermé dans une boîte étanche à la lumière. Ces essais ne sont pas concluants, d’autant que la place nécessaire à l’enregistrement des images est beaucoup plus vaste que celle nécessitée par le seul enregistrement sonore et le cylindre image est en conséquence surdimensionné. De plus, le coulissement de l’objectif tout au long de ce cylindre au cours de la prise de vues fait que les images sont floues.

Le kinétographe contient un bobineau de pellicule 19 mm à défilement horizontal d’environ 17 mètres de longueur, qui passe dans l’appareil en moins d’une minute. Modèle de film à perforations Edison et à défilement vertical. Cependant, l’image du 19 mm est jugée trop petite. L’équipe décide de découper la bande Eastman de 70 mm par son milieu, créant deux galettes au format 35 mm de large, qu’ils font défiler cette fois verticalement dans la caméra en la munissant de deux rangées de quatre perforations rectangulaires sur chacun des bords.

Emile Reynaud avait compris, dès 1892 que pour accompagner les émotions du public, et même les amplifier, une bonne musique s’avérait nécessaire. Elle a aussi le pouvoir de calmer la gêne, voire l’angoisse, des spectateurs plongés à plusieurs dans l’obscurité d’une salle. Aussi, est-il le premier à commander des partitions de musique spécialement prévues pour ses films à un pianiste de ses amis, Gaston Paulin. Car si le cinéma n’est pas encore sonore, dès les premières projections, l’ambiance d’une salle est loin d’être silencieuse.