Treize Annees a la Cour de Russie (Peterhof, Septembre 1905–Ekaterinbourg, Mai 1918): Le Tragique Destin de Nicolas II Et de Sa Famille PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Description treize Annees a la Cour de Russie (Peterhof, Septembre 1905–Ekaterinbourg, Mai 1918): Le Tragique Destin de Nicolas II Et de Sa Famille PDF l’image Grand Duchess Anastasia Nikolaevna. Description de l’image Lesser CoA of the daughters of the emperor of Russia.


« En août 1920, après trois ans de séjour en Sibérie, je pus enfin rentrer en Europe. Une réhabilitation de la personne morale des souverains russes s’imposait. C’est le drame de toute une vie que je vais essayer de décrire, tel que je l’ai tout d’abord pressenti sous les dehors d’une cour fastueuse, tel qu’il m’est ensuite apparu pendant notre captivité, alors que les circonstances me permettaient de pénétrer dans l’intimité des monarques. Le crime d’Ekaterinbourg n’est en effet que l’aboutissement d’une cruelle destinée. La maladie du grand-duc héritier domine toute la fin du règne de Nicolas II. J’ai cherché dans ce livre à faire revivre, tels que je les ai connus, l’empereur et les siens, m’efforçant de rester toujours impartial. »

Tandis que Payot s’apprête à fêter son centenaire, voici réédité un puissant témoignage de son cru qui n’avait pas reparu depuis les années 1920 mais auquel ont puisé nombre d’historiens. De septembre 1906 à mai 1918, le Suisse Pierre Gilliard (1879-1962) a en effet côtoyé toujours plus intimement le tsar Nicolas II, son épouse Alexandra, leurs quatre filles et leur fils Alexis. Devenu en 1909 le précepteur officiel du tsarévitch, il a développé une pédagogie originale avec ce garçon hémophile et trop gâté. Mais surtout, c’est en démocrate qu’il a observé les erreurs politiques d’un couple d’autocrates manipulé par Raspoutine, alors même que la tourmente de l’histoire renforçait davantage l’affection du Suisse pour les parents aimants qu’ils étaient et leurs cinq enfants. Cette dualité est l’un des pivots de son livre, qui a aussi l’immense avantage de raconter de l’intérieur les années d’avant le massacre plutôt que le massacre lui-même, sur lequel on a déjà tellement écrit.

Séparé des Romanov quelques semaines seulement avant leur exécution à Ekaterinbourg, Pierre Gilliard eut bien du mal à regagner la Suisse avec la gouvernante des filles du tsar, Alexandra Tegleva, qu’il épousa peu après. Il fut ensuite très impliqué, comme accusateur, dans l’affaire de la fausse Anastasia sur laquelle il publia un autre livre chez Payot.

Alexandra Feodorovna, née Alix de Hesse et du Rhin. Par sa mère, elle est également une arrière-petite-fille de la reine Victoria. Elle a pour titre complet Son Altesse Impériale la grande-duchesse Anastasia Nikolaïevna de Russie. Les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria et Anastasia Nikolaïevna, en 1906. Anastasia est surnommée Nastya, Nastas ou Nastanka par ses proches. Anastasia est connue pour être une enfant puis une adolescente espiègle, taquine, bruyante, active, fougueuse, et souriante.

Elle a d’ailleurs supplié sa mère, sans succès, de la scolariser dans un institut afin de se faire des amies, et a même envisagé une carrière d’actrice de théâtre, au grand désespoir de sa mère. Intelligente mais peu intéressée par l’école, elle est dotée d’un certain sens de l’humour et aime les plaisanteries sarcastiques. Refusant de pratiquer la langue allemande de sa mère, elle aime cependant discuter en français avec son précepteur Gilliard. Elle adore également s’occuper de ses deux chiens, Shvybzik et Jimmy. La Révolution de février 1917 sonne le glas du régime impérial et le gouvernement perd le soutien du peuple russe. Les grandes duchesses Maria, Tatiana, Anastasia, Olga et le tsarévitch Alexis, en 1910. Probablement à cause de l’arrivée imminente des Armées blanches, le sort des membres de la famille impériale et de leur suite est scellé.

Les corps de la famille impériale furent chargés dans un camion puis transférés dans une forêt proche de Ekaterinbourg. Déshabillées, arrosées d’essence, brûlées et défigurées à l’acide sulfurique, les victimes sont jetées dans un puits de mine d’où elles furent, quelques jours plus tard, retirées pour être ensevelies sous un chemin forestier. Russes blancs qui investissent Ekaterinbourg le 25 juillet 1918. 1919 ou 1920 pendant la guerre civile russe et qu’à ce titre la fameuse Anna Anderson était une fabulatrice. Ces faits recoupés avec la thèse du massacre collectif ont amené à dire qu’Anastasia aurait survécu au massacre grâce aux bijoux et aux diamants cousus dans sa robe, qui auraient fait ricocher les balles sans la toucher. Lors d’un interrogatoire, un soldat aurait certifié qu’il manquait un corps avant de les enterrer et que pendant le chemin, il aurait entendu des gémissements humains. Combien d’imposteurs auraient-ils pu se conduire si longtemps comme le fit cette femme sans être démasqués ?

1963, soit quarante-trois ans après Anna Anderson. Elle ne fut cautionnée que par son éditeur. Des tests ADN auraient prouvé que les deux prétendantes étaient l’une et l’autre des fabulatrices. Anthony Summers et Tom Mangold qui lui consacrent un chapitre, après avoir récusé dans un autre tous les autres prétendants, dont Eugenia Smith.