Un regard social : Pour en finir avec l’exclusion par la solidarité PDF

Please forward this error screen to ns7. Cette question semble ainsi obnubiler un ministre qui n’a visiblement pas d’autres préoccupations plus importantes, c’est dire si la France va bien et est admirablement gérée. Comme un regard social : Pour en finir avec l’exclusion par la solidarité PDF’habitude, on oublie de se tourner vers le droit, qui a pourtant des éléments de réponse.


Dans le réfectoire d’un Accueil de jour, une population hétéroclite prend son petit-déjeuner. Hommes et femmes, chômeurs, sans domicile fixe, toxicomanes, tous dans la détresse, ils viennent là chercher de la chaleur humaine, un geste de compassion pour défier les matins blêmes. Ce sont ces exclus que l’on retrouve à proximité des gares, dans les squares et la rue. Avec la croissance du chômage, l’éclatement des familles, la crise actuelle de la société, le phénomène de l’urgence sociale a pris depuis les années 1980 une importance terrifiante. En effet, le nombre de personnes en grande précarité, livrées à elles-mêmes, en perte de repères, subsistant grâce à la mendicité ou aux mesures d’urgence, augmente sans cesse. Pourtant au cœur de cette tourmente s’active l’armée des éducateurs spécialisés qui les rencontrent et les accompagnent soit en effectuant des tournées de rues, soit en les accueillant dans des espaces Spécialement conçus pour eux. Ainsi, comme le démontrent Xavier Griache et Albertine Gentou dans leur ouvrage en décrivant le quotidien de ces travailleurs sociaux et les efforts qu’ils déploient alors qu’ils secourent les plus démunis, il suffirait d’éveiller en chaque citoyen un regard social afin que la situation change, d’abord à un niveau individuel et ensuite à un niveau collectif. Oui, il suffirait d’un regard de compréhension et de fraternité vraie, pour transmettre aux âmes en détresse l’espoir de survivre et de lutter pour leur dignité. Il suffirait de peu, juste d’un regard social pour tous.

C’est là que sont définies les conditions très strictes de l’acquisition de la nationalité. Je rassure toutefois notre ministre bien-aimé, le droit se contente en fait de dire qui est français, pas ce que c’est. Le droit est en effet une matière bien trop sérieuse pour perdre son temps avec des questions qui n’ont pas vraiment de réponse, puisque chacun a la sienne et qu’aucune ne peut prétendre être la bonne. Ce sont les Français d’origine, ainsi appelés car ils sont français dès l’instant de leur naissance, sans avoir rien demandé à personne. Mes lecteurs les plus sagaces auront tout de suite vu la difficulté : le problème n’est pas réglé, il n’est que transféré à la génération précédente. Un mot sur la possession d’état, notion importante, à tel point que le législateur s’est abstenu de la définir. Comme vous le voyez et contrairement à une légende colportée par le Front national, le seul fait de naître en France ne suffit pas à conférer la nationalité française.

Le droit du sol existe, mais pour faire effet dès la naissance, il faut que ce soit un double droit du sol : être né en France d’un parent lui-même né en France. La deuxième catégorie est celle des Français par acquisition. Non, ce ne sont pas les descendants d’esclaves achetés pour les colonies, ce sont les Français qui ne sont pas nés Français mais le sont devenus par la suite. Viennent ensuite les conjoints du président de la République, qui bénéficient d’une procédure médiatique à effet immédiat.