Une année wiccane PDF

La wicca ou wiccanisme est un mouvement religieux basé sur l’ Ancienne Religion Païenne  et redéfinie par Gerald Gardner. Pour Gardner, wicca avait à l’origine le sens d’ art des sages . D’une année wiccane PDF étymologies concurrentes sont cependant apparues.


Qu’est-ce que la wicca, précisément ? Un mouvement spirituel, une religion comme la définissent certains, probablement l’une des plus ancienne du monde puisque, si l’on en croit l’anthropologue Margaret Murray, elle existerait depuis l’aube de l’humanité. A ce titre, elle rejoint le cortège des religions païennes, polythéistes et/ou animistes, qui ne se sont jamais appuyées sur l’hypothèse d’un dieu unique pour expliquer l’origine du monde et qui vouent leurs cultes à la Nature (avec une majuscule) et à ses multiples manifestations à travers une série de rites et de rituels. La wicca serait donc la résurgence et la persistance de l’un des plus anciens systèmes de croyances connus et définis en Occident, d’où son surnom de « vieille religion » qui lui a été attribué par l’ethnologue britannique.

Mais si la wicca est communément rangée dans la grande famille des religions, elle détonne par son indépendance puisqu’elle refuse les dogmes et célèbre la liberté dans tous ses états. Sa devise est, à cet égard, parfaitement emblématique : « Fais ce qu’il te plait tant que cela ne nuit à personne ». La tolérance absolue est le principe majeur qui gouverne les wiccains : toute croyance est intéressante, aucune ne devrait supplanter l’autre et il n’existe pas de vérité absolue.

Célébrer la nature dans tous ses états, l’alternance du jour et de la nuit, les cycles solaires et lunaires, la course des saisons est le crédo essentiel des wiccains. Si leurs pratiques restent personnelles, ils se rejoignent sur une série de rituels. Ainsi, ils « consacrent » 8 journées dans l’année – fédérées sous le nom de « sabbats » – pendant lesquelles ils se livrent à des occupations particulières. Sur ces 8 sabbats, quatre sont déterminés par les solstices et par les équinoxes (Ostara, Litha, Mabon et Yule) ; les quatre autres perpétuent le souvenir d’anciennes fêtes traditionnelles (Imbolc, Beltane, Lugnasad et Samhain). Tous ont pour vocation de fêter un moment particulier de l’année où la nature atteint une sorte d’apogée.

Imbolc, le 2 février, fête la fin de l’hiver et annonce le retour des beaux jours.
Ostara, le 21 mars, célèbre l’arrivée du printemps et le réveil de la nature.
Beltane, le 1er mai, rend grâce à la croissance des arbres, des plantes et des fleurs.
Litha, le 21 juin, glorifie le solstice d’été et le jour le plus long de l’année.
Lugnasad, le 1er août, marque le temps des premières moissons.
Mabon, le 21 septembre, accompagne l’équinoxe d’automne.
Samhain, le 31 octobre, réunit les morts et les vivants le temps d’une nuit particulière.
Enfin, Yule qui s’installe au solstice d’hiver, le 21 décembre, souligne la promesse des jours qui vont rallonger et marque les derniers jours de l’année civile.

Ce sont ces 8 sabbats qui sont évoqués dans ce livre. Bien évidemment, il n’est pas question de réduire la wicca à cette seule émanation. Comme toute culture qui se respecte, celle des wiccains est complexe, multiforme et exige, de la part de ceux qui l’étudient ou la rejoignent, une volonté d’intégration et un engagement constant. Mais ces sabbats, symbole identitaire d’une philosophie ancestrale, restent une jolie manière d’appréhender l’univers wiccan. Ils sont présentés dans cet ouvrage, avec l’histoire et le descriptif des rituels qui les accompagnent. Les adopter, ne serait-ce que pendant une année, est l’occasion de retrouver des pratiques perdues ; de mieux comprendre d’anciens rituels qui restèrent longtemps familiers dans les campagnes en Occident ; de renouer avec des savoir faire parfois oubliés. C’est aussi une façon originale de réapprendre à vivre en bonne harmonie avec notre environnement.

Elle consiste en un syncrétisme popularisé par le Britannique Gerald Gardner dans deux livres : Witchcraft Today, publié en 1954 et The Meaning of Witchcraft en 1959. D’abord confinée à un cercle restreint, la wicca s’est progressivement développée dans les pays anglo-saxons où elle constitue la principale forme de néopaganisme. En 1990, l’étude NSRI avait estimé le nombre des wiccans aux États-Unis à 8 000. L’enquête du Pew Forum, réalisée en 2008 place à environ 1,2 million le nombre d’Américains pratiquant des religions New Age. La majorité d’entre eux seraient wiccans ou fortement influencés par la wicca. Statues de la Grande Déesse et du Dieu cornu sur un autel, lors d’un rituel wiccan.

Les représentations divines sont multiples et variées, en fonction de la culture prégnante du groupe, par exemple Ceridwenn et Cernunnos, Isis et Osiris, Odin et Frigg, etc. La Déesse mère : Elle symboliserait l’énergie féminine, la nuit, la magie, l’eau, la terre, la fertilité, le chaudron, le pentagramme, la coupe, le miroir. Elle est associée à la lune, astre dominant dans la wicca, et à ses quatre phases. Les wiccans voient dans la Mort une des manifestations du Dieu cornu. La nouvelle lune est rarement incluse dans les rites wiccans. Ils croient que  Tout est Un  et que donc le Divin est partout et en toutes choses.