Une histoire intellectuelle et politique du sionisme PDF

Le retour à Sion fait référence au retour en terre d’Israël des Israélites exilés à Babylone. Ce concept de retour en terre d’Israël apparaît pour la première fois dans une histoire intellectuelle et politique du sionisme PDF Torah avec l’Exode des esclaves depuis l’Égypte. Les provinces du royaume d’Hérode Ier le Grand, sous protectorat romain, vers -25. Ce protectorat est devenu une simple province romaine après la mort du dernier roi du royaume, Hérode Ier le Grand, en 4 avant l’ère chrétienne.


Les soulèvements juifs de 67-73 et de 132-135 ont profondément changé la population de la Palestine : une partie a été tuée, une partie a fui les destructions de la guerre, une partie a été vendue comme esclave et une dernière partie a pu rester dans une Palestine appauvrie et ayant perdu son indépendance. C’est ce sentiment d’exil qui engendrera l’espérance religieuse d’un  retour  ou aliyah en hébreu. Messie  Sabbataï Tsevi, qui promettait le retour des Juifs en terre d’Israël – 1666. Il s’agit d’un rêve messianique et religieux. Il est symbolisé par la célèbre formule  l’an prochain à Jérusalem  prononcée chaque année lors du seder de Pessah. 300 disciples et le Gaon de Vilna avec 500 disciples.

En 1160, David Alroy, mène une révolte juive dans la région du Kurdistan visant à libérer Jérusalem et y récréer un royaume. Safed devient un centre kabbalistique important, et Jérusalem, Tibériade et Hébron restent des villes à forte population juive. L’idée d’un peuple juif est ancienne et remonte à la Bible. Sous l’influence du nationalisme, elle est redéfinie dans un sens moins religieux, et plus centrée sur une identité historique, ethnique et culturelle. Israël par un roi-messie recule à mesure que les populations juives se laïcisent. En 1869, l’Alliance israélite universelle crée l’école agricole de Mikvé-Israël près de Jaffa, à l’instigation de Charles Netter, un de ses fondateurs.

Il y aura quelques autres initiatives dans les années 1870, montrant un intérêt croissant pour la terre d’Israël. Une attitude hostile aux Juifs n’est pas nouvelle. Pour les chrétiens, les Juifs avaient fait crucifier Jésus, et surtout refusé la nouvelle religion. En 1873, une nouvelle terminologie apparaît : l’antisémitisme. Le mot est dû à un journaliste de Hambourg, Wilhelm Marr.

En 1881, des pogroms sanglants se produisent dans l’empire tsariste contre les Juifs. Beaucoup d’entre eux en concluent qu’il n’y a pas d’avenir pour les Juifs en Europe orientale. Europe occidentale, en Amérique du Sud, et même en Palestine. Dès 1838 la Grande-Bretagne ouvre un consulat à Jérusalem, et l’année suivante l’Église d’Écosse engage une réflexion sur la condition des Juifs en Europe qui aboutit à la publication d’un Mémorandum aux monarques protestants d’Europe pour la restauration des Juifs en Palestine. En août 1840, Le Times rapporte que le gouvernement britannique étudie la possibilité d’une telle restauration. 26 ans plus tard, en 1877, dans un article intitulé La Question Juive est le Graal de l’Orient, Disraeli prévoyait que les cinquante prochaines années verraient un million de Juifs résidant en Palestine sous direction britannique. Les colons calvinistes s’identifient avec l’Israël biblique et ont tendance à se comparer aux Hébreux fuyant les persécutions vers une terre promise pour fonder une nouvelle Jérusalem.

La définition traditionnelle du peuple juif portée par la Bible et les rabbins. La laïcisation d’une partie des Juifs. Le développement du nationalisme en Europe. Celui-ci a donné le cadre de la révision du projet juif. Il ne s’agit plus dans cette optique de maintenir l’ancienne religion, mais surtout d’obtenir un État, but fondamental de tout nationalisme. C’est son développement à partir des années 1870 qui donne le moteur transformant une réflexion intellectuelle en un projet de départ hors d’Europe, et de constitution d’un État spécifique où les Juifs pourraient vivre ensemble et se protéger.

Cette période va des pogroms de Kiev et de la parution de  Auto-émancipation  à la réunion du premier congrès sioniste mondial. Espoir d’Israël , est la première école d’agriculture fondée en Terre d’Israël. Juifs sortant du ghetto se trouveront en concurrence avec leurs voisins. Il en conclut que les Juifs doivent quitter l’Europe et créer leur propre État. Toutefois, il ne le revendique alors pas forcément en Terre sainte.