Une série de tueurs: Les serial killers qui ont inspiré le cinéma PDF

Vue satellite de l’école en 2005. Columbine près de la ville de Littleton, dans le comté de Jefferson, dans l’État du Colorado aux États-Unis. Deux élèves, Eric Harris et Dylan Une série de tueurs: Les serial killers qui ont inspiré le cinéma PDF, ont tué douze élèves et un professeur, et blessé plus ou moins grièvement vingt-quatre autres élèves, dont trois qui tentaient de fuir. Son père, Tom Klebold, était géophysicien, sa mère, Suzan Klebold, travaillait avec des adultes handicapés.


« Qui était Harry Powers, le tueur de femmes et d’enfants, incarné à l’écran par Robert Mitchum dans La Nuit du chasseur ? Jusqu’à quel point Ed Gein, « le boucher de Plainfield », a-t-il inspiré Massacre à la tronçonneuse? L’Inspecteur Harry, film pivot dans la carrière de Clint Eastwood, ne doit-il pas énormément au tueur du Zodiac, jamais retrouvé ? Les exemples sont légion. Hannibal Lecter naît du mélange de plusieurs tueurs en série, parmi lesquels le terrible Ed Kemper, « l’ogre de Santa Cruz ». M le Maudit ne diffère pas tellement du meurtrier allemand Peter Kurten, « le vampire de Dusseldorf », ayant sévi au début du XXe siècle. Il en va de même pour des films comme Arsenic et vieilles dentelles, Scream, Tueurs-nés ou pour la série télévisée Dexter.
La fascination du cinéma pour les serial killers est aussi ancienne que lui. Simple affaire de promotion ? Exorcisme des traumas d’artistes ? Déguisement de la critique sociale en fait divers ? Axel Cadieux raconte en onze chapitres ces terrifiantes et souvent sordides histoires de cinéma. »

Harris dans lequel celui-ci inscrivait ses sentiments et pensées envers ses parents, l’école et ses amis. Au fil des mois, le ton devint plus violent et la méfiance de Harris envers la société plus évidente. Harris commença à publier des méthodes de fabrication d’explosifs. Le site ne comptait pas beaucoup de visiteurs et ne causait pas spécialement de problèmes jusqu’en 1997, lorsqu’Harris y publia des menaces de mort concernant Brooks Brown, un de ses anciens amis.

La mère de Brown porta plainte auprès du bureau du shérif du comté de Jefferson au sujet d’Eric Harris, le croyant être dangereux, et une enquête fut ouverte. 2001, deux ans après le massacre, grâce à l’émission télévisée 60 Minutes. Une fois ce rapport révélé, une série d’enquêtes furent menées concernant le comté de Jefferson. Quelques jours après le massacre de Columbine, de hauts responsables du comté s’étaient réunis en secret et avaient décidé de ne pas rendre publique l’existence de ce rapport. Les fichiers de l’inspecteur Guerra concernant ce dossier avaient disparu des ordinateurs du comté.

Des copies partielles de ces fichiers ont finalement été retrouvées mais le rapport intégral semble définitivement perdu. Peu après l’audience de Klebold, le site de Harris retrouve son but principal : la diffusion de niveaux du jeu Doom. Il conserve une partie de son site sur les armes à feu et sur la construction de bombes artisanales. Harris souffre de dépression, de poussées de colère et de pensées suicidaires. Certains psychiatres, tel que Peter Breggin, ont fait valoir que les deux médicaments peuvent avoir contribué aux actions de Harris. Les deux garçons élaborent un plan détaillé qu’ils écrivent dans leur journal.

Ils y prévoient le détournement d’un avion à l’aéroport international de Denver afin de s’enfuir au Mexique ou de s’écraser sur un immeuble à New York. Les deux garçons tournaient également des vidéos où ils s’exercent à tirer dans les collines environnantes, ou encore des courts métrages, comme Hitman for Hire en novembre 1998, racontant l’histoire de deux tueurs à gages louant leurs services aux victimes contre de l’argent. Dans les mois précédant les attentats, Harris et Klebold font l’acquisition de deux armes à feu 9 mm et de deux fusils de chasse de calibre 12. Ils ont également scié les canons et les crosses des fusils de chasse afin de mieux les dissimuler. Lors du massacre, Dylan porte sur lui plusieurs couteaux, un fusil et un pistolet semi-automatique 9 mm. Quant à Eric, il possède un couteau de chasse, une carabine ainsi qu’un fusil à pompe de calibre 12. NB : toutes les heures sont exprimées en heure des Rocheuses, c’est-à-dire UTC-6.

Ils se garent dans deux parkings différents sur des emplacements non-réservés. Ils s’équipent et se rejoignent peu après. Eric Harris et tente de discuter avec lui. Eric lui répond :  Brooks, I like you now. Eric et Dylan se postent en deux points stratégiques offrant une bonne vue sur la cafétéria et contrôlant les deux principales sorties.

11 h 14, une bombe, placée dans un champ à 800 m de l’école, explose comme prévu. Le but était de créer une diversion et de mobiliser pompiers et policiers à ce moment. La vidéo de surveillance de la cafétéria n’a pas enregistré ce moment-là, l’opérateur étant alors en train de changer de bande. Harris et Klebold ressortent et reprennent leurs places respectives près de leurs voitures.

Les explosifs sont assez puissants pour détruire la cafétéria, voire pour faire s’effondrer la bibliothèque située au premier étage. 11 h 17, les bombes de la cafétéria n’ayant pas explosé, Harris et Klebold rentrent dans leur voiture pour se vêtir de manteaux noirs et récupérer leurs fusils d’assaut. Ils se dirigent alors vers l’escalier de l’entrée ouest qui est le point le plus élevé du campus. 11 h 19, un témoin entend Eric Harris crier  Go! Les deux adolescents ouvrent le feu et tirent sur Rachel Scott et Richard Castaldo, qui sont en train de déjeuner assis sur un monticule herbeux à côté de l’entrée ouest de l’école.

Scott est tuée, Castaldo est grièvement blessé. Personne ne sait qui a commencé à tirer ni qui a tué Scott. 11 h 24, un premier officier de police se rend rapidement sur les lieux et échange des tirs avec Harris et Klebold. L’alerte est alors donnée et les autorités, bien que dépassées comme le montrent les enregistrements de leurs échanges radio, savent qu’une fusillade était en cours dans l’école secondaire Columbine. Il meurt à 15 h, des suites d’une très grave hémorragie. 11 h 29, les deux élèves pénètrent dans la bibliothèque où se cachent alors sous les tables 52 étudiants et 2 professeurs dont l’enseignante Patti Nielson. Des étudiants affirment avoir entendu Harris crier des choses telles que :  Everyone with white hats, stand up!